Fixer son taux journalier moyen est un exercice incontournable pour tout indépendant, mais la méthode change radicalement selon le statut. Entre la micro-entreprise et le portage salarial, les charges ne se calculent pas sur les mêmes bases, et un TJM identique peut aboutir à des revenus nets très différents. Comprendre ces mécanismes permet d’éviter les mauvaises surprises au moment de la facturation.
En micro-entreprise, des charges allégées mais sans déduction possible
Le TJM d’un auto-entrepreneur se construit à partir d’une formule assez directe : revenu net annuel souhaité, auquel on ajoute les charges sociales et les frais professionnels, le tout divisé par le nombre de jours réellement facturables. Ce dernier paramètre est souvent sous-estimé : sur 251 jours ouvrés par an, un freelance en facture en moyenne entre 150 et 180, après avoir décompté les congés, la prospection et les tâches administratives.
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En 2026, les cotisations sociales d’un auto-entrepreneur représentent entre 21,2 % et 25,6 % du chiffre d’affaires, selon la nature de l’activité. Ce taux s’applique sur le CA brut, pas sur le bénéfice : impossible de déduire ses charges réelles (loyer de bureau, logiciels, RC Pro, déplacements). Le TJM doit donc absorber tous ces frais, sans filet. Le TJM médian en France se situe entre 400 et 600 € HT par jour, toutes activités confondues.
En portage salarial, des charges plus lourdes mais une mécanique différente
Le calcul tjm portage repose sur une chaîne de déductions plus complexe. La société de portage prélève d’abord ses frais de gestion, généralement compris entre 5 % et 12 % du chiffre d’affaires, en échange de la gestion administrative, de l’établissement des fiches de paie et du règlement des cotisations. Ensuite, les cotisations patronales et salariales s’appliquent, soit environ 45 % cumulés. Sur 10 000 € de CA mensuel, le consultant porté perçoit ainsi environ 4 950 € nets.
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Ces charges plus élevées qu’en micro-entreprise impliquent mécaniquement un TJM plus important pour atteindre un revenu net équivalent. En contrepartie, le portage donne accès à une protection sociale complète (chômage, retraite, prévoyance) et permet de déduire les frais professionnels réels avant calcul des cotisations, ce que le régime micro-entrepreneur ne permet pas. Selon les données du rapport de branche 2025, 96 % des sociétés de portage gèrent les frais professionnels de leurs consultants, un levier concret d’optimisation du revenu net.
Quel statut pour quel profil ?
Le choix entre les deux statuts dépend autant du niveau de TJM pratiqué que des besoins en protection sociale. Un indépendant débutant avec un TJM modeste trouvera dans la micro-entreprise une structure légère et des formalités réduites. En revanche, dès que le TJM monte et que les missions se régularisent, le portage salarial peut s’avérer plus avantageux grâce aux frais déductibles et à la couverture chômage.
Le secteur du portage est d’ailleurs en forte expansion : le chiffre d’affaires de la branche a atteint 2,05 milliards d’euros en 2022, avec des projections à 2,4 milliards pour 2026. Un marché qui attire de plus en plus de consultants IT, mais aussi de profils issus d’autres domaines. Pour les auto-entrepreneurs qui souhaitent en savoir plus sur la gestion de leur activité au quotidien, les ressources pratiques sur la gestion disponibles sur ce site peuvent compléter utilement la réflexion.

